Suite à la news d'hier, et à vos réponses dans les commentaires, quelques réflexions sur des jeux déjà sortis possèdés et/où auquel j'ai pu jouer. Je ne compte pas ceux tentés 2 minutes par dessus la jambe pour voir à quoi ca ressemble, l'histoire nous apprend à être prudent quant aux premières impressions. Une lapalissade que nous allons tout de suite vérifier avec Asphalt GT, un jeu de caisse. Du moins parait il.
Au premier lancement, et en admettant que vous n'ayez jamais vu tourner une PSP de près, le jeu fait bonne impression: pas mal de courses dans de jolis environnements plutôt de bon goût, un choix de voitures avec les véritables marques, et des musiques soignées. J'espère que vous aimez ce que vous venez de lire, il n'y a que ça, les autres ingrédients qui font l'intérêt ou la personnalité d'un jeu ont été complètement oubliés.

Avant de partir dans le lynchage gratuit et défouloir, récapitulons et expliquons d'où vient le jeu, et comment il se retrouve sur DS. Asphalt est avant tout un bon jeu d' N-gage. Fluide et remarquable pour la machine, Gameloft, la branche téléphones portables d'Ubi, a trouvé bon d'être présent avec ce titre, et surtout d'en rentabliser le long développement, en le portant à la hâte sur DS, comme on fait le portage d'un téléphone à un autre: on fait rentrer tout ce qu'il est possible de faire rentrer, on optimise bien pour que le jeu claque en trailer au téléchargement, mais on ne change absolument rien pour éviter de nouvelles phases de game balance: ce qui était un jeu sympa sur téléphone Ngage, devient honteux sur DS: la cinématique d'intro est encore au format minuscule et vertical de la Ngage, les menus ont de jolies typos étirées et minuscules perdues dans leur nouvelle résolution, l'ergonomie est pourrie, les circuits sont décorés avec des buissons en plans bitmap d'un autre siècle, les replays n'intègrent même pas les concurents, affichants des collisions fantômes et le jeu, pour finir, n'utilise absolument rien des particularités de la console. Je ne m'attarde pas sur les trajectoires ridicules des concurrents, de la circulation, des bugs comme le camion qui démarre dans votre voiture sur l'un des circuits, ou encore des collisions complètement bidons qui entèrrent toute tentative de faire absraction des défault suscités, en se persuadant que son premier jeu Ds n'est pas si mal que ça.
L'équipe derrière ce jeu n'est pourtant pas à blamer: de sources indiscrètes, le titre est apparu dans les plannings de production environ 4 mois avant la sortie du jeu et de la console. Enlevez les délais de fabrication et de distribution, rajoutez la découverte d'une nouvelle plateforme, qu'était il possible de faire d'autre que le service minimum ? Surtout que le soft a de beaux restes de son passé de jeux téléphone: le travail artistique sur les ciruits est franchement bon et l'ambiance sonore parfaitement adaptée. Mais déjà qu'un jeu terminé à 90% ne suffit pas pour être bon, un soft rushé comme celui-ci n'aurait définitivement pas du sortir en l'état. Mon petit doigt me dit que son lancement en production ultra rapide chez Gameloft a tout d'un plan B de dernière minute suite aux retards des "vrais" jeux d'Ubi comme Rayman.

Alors, pénurie complète coté petites voitures en 3D sur DS ? Pas tout à fait. Ridge Racer est dans le coin, et se venge de toutes les méchancetés qu'on a pu lui balancer la faute aux images affreuses qui ont tournées avant sa sortie: c'est pas si mal que ça cette affaire. Enfin, après quelques précisions.
La première, et de taille, c'est que toute personne ayant pratiqué la merveilleuse (et c'est un euphémisme) version PSP, aura interêt à s'accrocher pour finir une course sans être aveugle. Là ou Namco Japon a fignolé les ambiances, le coté musée graphique et musical de toute la série, les clins d'oeil, les menus, là où ils ont rajouté une jauge de vitesse personnalisée pour toutes les voitures, des cinématiques sexy comme pas permis, on se retrouve sur DS avec ... 3 circuits sans aucun style, et une grognasse tiré du Ridge du pauvre nommé " R:Racing Evolution ". De l'autre coté, Reiko Nagase illumine chaque pixel de l'immense écran de Sony. Les boules.
Mais tout n'est pas perdu. Ridge DS s'en sort pas mal du tout coté conduite au pad: là où Namco a fait dériver la maniabilité vers quelque chose d'assez flottant, très plannant, agrémenté d'un boost à la burnout, le studio américain derrière l'opus Nintendo a conservé toute la raideur et les dérapages violents de la série. On joue très sport, et en vue intérieure les sensations sont vraiment bonnes. Ajoutez à cela des visuels sans aucun style mais bien plus jolis que ce qu'on en imagine d'après les médias dispo sur le net, de bonnes musiques pas vilaines du tout, des caisses avec des reflets sympas et plus belles que celles d'Asphalt, et vous sauvez les meubles à la surprise générale.
Mieux encore, la possibilité d'y jouer à 6 avec une seule cartouche amène beaucoup de fun, et on ne note aucun lag ni point noir qui viendrait entacher sérieusement les parties. Il parait que la notice mentionne qu'un seul circuit est dispo avec une seule cartouche: c'est faux, ils sont tous là, et l'hôte peut faire péter la musique sans soucis contrairement aux habitudes GBA. A 30 euros, et dans la mesure où vous pouvez supporter l'absence totale de l'esthétique raffinée et typiquement japonaise apparue depuis le 4ème épisode sur PSX, ce Ridge DS peut valloir le coup.
Ce qui est certain, c'est que lui, est terminé. Et ce malgré ses 20 courses dans seulement 3 environnements avec déclinaisons jour/nuit/portions de routes ouvertes/fermées/reverse. En effet, le mode solo n'est pas très riche, mais il occuppe un moment du fait de sa difficulté et des bonus à débloquer comme des voitures Princesse Peach, Mario, Shy Guy, en mode duel ou la musique de Mario Bros 2 USA. Un soft peaufiné pour de vrai malgré sa réalisation PSone. On s'y amuse, ca ne buggue pas, et les sensations sont là, surtout une fois les premières voitures gagnées, qui doublent purement et simplement la vitesse du jeu. Un Ridge très fun, c'est le principal.
A bientôt pour un petit topo sur Chokkan Hitofude (Polarium), un jeu vraiment scotchant une fois que l'on rentre dedans.
( Rappel : des vidéos - pas forcémment très représentatives mais tout de même- des deux jeux sont dispos à votre gauche. )